Atelier de passementerie

 

Atelier de tissage

 

Les autres ateliers

 

L'atelier de tissage, angle rue Lebrun et Justin Godart

L'atelier créé à la fin du XIXe siècle à l'angle des rues Lebrun et Justin Godart, a été occupé successivement par messieurs Rochard, puis Ressicaud (en 1925).

 

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Configuration traditionnelle de l'atelier familial

C'est à notre connaissance le seul témoin survivant des milliers d'ateliers aménagés dans le quartier.
Celui-ci est de bonne dimension (10 x 7m), avec 5 grandes fenêtres, ce qui autorisait la mise en place de 4 métiers, mais aussi d'un lieu de vie aménagé entre ceux-ci, c'est à dire de la fameuse soupente (ou suspente), qui dans un espace étroit délimité par quelques poutres et quelques planches (environ 4 x 3m), comporte deux niveaux. Celui du bas constitue une petite cuisine, assez bien isolée des métiers et de leurs précieux tissus et munie d'un évier de pierre (ou souillarde), et d'un fourneau (à charbon).
Outre la préparation des repas, on y pratiquait des activités plus professionnelles, comme le traitement (à la vapeur) de certaines variétés de fils ou de tissus (comme le crêpe).
En haut, était aménagée une petite chambre, qui accueillait un lit et au moins une ou deux paillasses, qui en tenaient lieu, le tout ouvrant sur l'atelier.
L'acte de vente de 1924 précise que l'atelier proprement dit comporte des dépendances et usages, à savoir un grenier, sorte de petite chambre aménagée sous les toits (avec beaucoup d'autres, qui pouvaient accueillir compagnons et / ou apprentis), et une cave, utilisée en particulier pour loger le charbon destiné au chauffage. D'où un droit d'accès à l'escalier qui y conduit; on y trouve également la fosse d'aisances (WC) commune aux trois ateliers de l'étage.
Enfin, l'accès au puits commun, qui se trouve dans la cour des voisins.

Les éléments les plus remarquables sont par ailleurs la hauteur (environ 5 mètres) correspondant à celle des métiers et la robustesse du plafond renforcé de poutres de chêne distantes de moins de 20 centimètres, mais aussi la surface des fenêtres, occupant la moitié des murs. Il s'agit bien ici d'une architecture fonctionnelle d'une robustesse sans équivalent dans les débuts du XIX° siècle, si l'on excepte les belles demeures patriciennes de l'aristocratie ou de la grande bourgeoisie. Elle excite de nos jours l'appétit des promoteurs immobiliers et de jeunes ménages "branchés".

     
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